Histoire et Patrimoine

Son histoire

Le nom de la Verrie s’écrivait autrefois Vérie – Voyrie – Voirie.
D’où viendrait ce nom de Vérie – Voyrie ?

Si l’on cherche l’origine et la racine dans le mot latin « via » (voie – route – chemin), La Verrie aurait emprunté sa désignation à la voie romaine qui, venait de « Limonum » ( Poitiers ) traversait Mortagne pour se diriger ensuite vers le « portum Mamnetum » (le port de Nantes) en longeant la Sèvre Nantaise.
Dans aucun titre, soit moderne, soit ancien, on ne trouve « verrerie » qui laisserait supposer l’existence d’une fabrique de verres dont on ne trouve d’ailleurs aucune trace ni souvenirs dans la paroisse.
Les signes et les vestiges les plus visibles du passé de la commune remontent à la période gallo-romaine (le pont de Crûme – la pierre branlante – le tumulus (ou motte) du Châtellier - le rocher des Bourdinières …)

Le Moyen Âge est marqué par la construction de la chapelle romane de l’Elu (Notre Dame de l’Elu), chapelle commencée au Xème puis poursuivie au XIème et XIIème siècles.
Pendant la Révolution, les seigneurs de la Verrie marquent la vie locale. Au hasard des partages et des alliances, diverses maisons nobles acquièrent leur indépendance- (la Vachonnière et son château – la Fresnaye – Boisy – Mocard – la Cressonnière – la Touche Mouchaude …)
La révolution laissera des traces sanglantes.

Quelques verriais s’illustrent dans ces luttes parmi lesquels le chevalier Sapinaud.
Puis lors de la première guerre mondiale, les hommes de la Verrie paieront un lourd tribut : 101 furent portés disparus.
La période de l’entre 2 guerres marquera le développement de l’économie à dominante rurale et les premiers signes de l’essor industriel.
Ce n’est toutefois qu’après la guerre 39-45 que la mutation sera plus profonde (à la fin du XXè siècle, 39% de la population avait 20 ans).

Le Blason

Depuis un peu plus de 25 ans maintenant, la commune de La Verrie s’est enrichie d’un blason retraçant son histoire depuis l’époque médiévale.

La crosse et les trèfles évoquent les armes de Pierre de la Voirie (ou de La Verrie), évêque, abbé de Luçon au XIVè siècle.
Les 3 merlettes sont empruntées aux armes des Sapinaud (seigneurs de La Verrie).
Le bœuf symbolise les productions de viande et de cuir.
La couronne est l’emblème que portaient les déesses grecques protectrices des cités.
Les branches de genêts évoquent ces arbustes que l’on retrouve fréquemment dans les environs de la commune.

« D’azur à la crosse d’or posée en pal, accompagnée à dextre d’un bœuf contourné d’argent et à senestre de trois merlettes posées 2 et 1 du même »

L’écu est timbré de la couronne murale à trois tours d’or, ouverte et maçonnée de sable ; il est soutenu par des branches de genêts de sinople, fleuries d’or et des feuilles de trèfles aussi de sinople, croisées en pointe en sautoir et liées d’or.

Quelques Curiosités

Menhir de la pierre levée (Néolithique) - à Roche sur Sèvre - Planté sur l’éperon d’un plateau rocheux dominant la confluence de la Sèvre avec le ruisseau des Amourettes (d’où le nom de la Roche sur Sèvre donné au village implanté à proximité)
- Motte du Châtellier (IVè siècle) - rue de la Motte - Poste romain
- Chapelle Notre-Dame de l’Elu - rue de la chapelle de l’Elu - Le chœur roman des Xè et XIè siècles est la partie la plus ancienne de cette chapelle. Au XVIIIè siècle, le bâtiment s’est agrandi de la nef.
- Porche Sapinaud (XVIIè) - Place de l’église – Au XVIIè siècle les « Sapinaud de Boishuguet » possèdent et habitent la maison noble de La Verrie dont seul ce porche a subsisté.
- Croix et arceaux : Ils sont nombreux, érigés en mémoire d’un événement (mission, accident, concession d’un privilège, piété d’un propriétaire…). Le plus ancien serait la croix de l’Erasse (1707).